INTERVIEW SHAKA, STREET ARTISTE

C’est la rentrée, et comme à chaque rentrée des classes, on trouve des nouvelles matières au programme.

Nous en profitons donc pour vous présenter notre nouvelle rubrique d’interviews d’artistes. Chaque mois nous vous présenterons en effet un nouvel artiste (connu ou pas encore) qui mérite le détour, soit par son art à proprement dit, soit par sa démarche artistique.

Pour septembre, c’est l’artiste Shaka qui ouvre le bal.

Shaka, Autoportrait. 2009

Présentation:

1) Alors salut Shaka, on va passer un peu les questions banales type biographiques, puisque tout est déjà décrit sur ton site, mais néanmoins, présente toi à nous :

Ok, donc je m’appelle Marchal Mithouard, nom d’emprunt SHAKA. A la base c’est un nom que j’ai choisi vers l’âge de 20 ans, en référence à la musique que j’écoutais à l’époque et c’était aussi des lettres que j’aimais travailler puisqu’il ne faut pas oublier que le graffiti est à la base une recherche typographique.

C’est en tout cas comme ca que cela a commencé dans le graffiti, puisque au début j’ai débuté dans la peinture.  Le graffiti m’a vraiment permis de pouvoir me lâcher complètement, de connaître une sensation de liberté que je ne n’avais pas sur toile à l’époque ainsi que d’apprendre une nouvelle technique. Cela m’a aussi permis de faire des rencontres, de confronter différents univers artistiques ce qui est toujours intéressant.

2) Comment passe-ton donc d’un univers académique, puisque tu as fais les Arts plastiques à la Sorbonne, à l’art de rue ?

Ca s’est fait très naturellement et parallèlement disons. Quand j’étais au collège et que j’ai vu les premiers reportages de TF1 (quand la chaine avait vocation de créer des programmes nouveaux et originaux, ce qui n’est évidemment plus le cas aujourd’hui…)

 Tu veux parler de programmes comme « HIP-HOP » de sydney ?

Exactement. C’était notamment les premiers à avoir passé le clip Thriller de Michael Jackson, des choses nouvelles, culturelles et urbaines. Cela a donc été une fenêtre ouverte pour moi qui peignais déjà mais qui lorgnais sur une autre forme d’expression.

J’ai ainsi commencé avec mon petit frère, qui me suivais dans ce que je faisais à l’époque et un jour j’ai rencontre Nilko et nous avons crée notre premier crew D.K.P. Ce crew s’est développé au fur à mesure et nous a surtout permis de rencontrer d’autres graffeurs qui nous ont ensuite rejoins. Au début on faisait beaucoup de vandale bien sur, mais par la suite on a fait plus de fresques en couleurs, ce qui m’intéressait le plus de par ma formation. Donc c’était cool de courir le long des autoroutes, mais c’était complémentaire de passer du temps en terrain.

3) Ta formation à la Sorbonne a donc était le terreau de ce qu’est devenu ton art ensuite.

Oui. Mon premier amour reste tout de même la peinture à l’huile. Je fréquentais souvent les ateliers d’art plastiques d’Evry, là où j’habitais, et la fac m’a permis de m’ouvrir l’esprit et de m’aiguiser le regard par rapport à tout ca. Ce qui m’a valu aussi d’être exigeant vis-à-vis de moi même et de faire évoluer mon travail au fil du temps.

4) Ce qui nous amène donc à parler de ton travail a proprement dit. Comment définirais tu ton travail et ta technique ?

C’est vraiment une fusion de toutes mes influences. Ce n’est pas une démonstration de force, j’y injecte vraiment toutes mes expériences. J’ai donc réussi à trouver mon équilibre entre sculpture et peinture, entre 3D et 2D. Et la une fois de plus, le travail de la 3D dans mes œuvres a été très empirique puisque la première fois que j’ai utilisé des matériaux sur toile pour faire de la sculpture c’était complètement expérimental, je ne connaissais pas du tout la technique, j’ai travaillé avec de la mousse expansive et regardé ce que cela donnait en la sculptant. Le résultat a été plutôt intéressant au début et c’est ce qui m’a poussé à continuer et à développer ce processus créatif.

Ce type de sculpture m’a donc amené aussi à changer mon style de peinture en 2D, puisque le dessin est directement influencé par la sculpture (et vis et versa). Il y a donc une vraie corrélation entre mon travail et 2D et mon travail en 3D.

D’après ce que j’ai vu, tu as même fais certaines oeuvres qui mêlent 2D et 3D, comme les toiles où des bras sortent littéralement du cadre.

Oui voilà. Comme il faut qu’il y ait une certaine unité entre les deux techniques, j’ai adapté les 2 styles et je les ai mixés. Ce qui nous donne quelque chose de très fusionnel, résultats de pleins de styles et de pleins d’influences à travers mes rencontres avec d’autres artistes par exemple.

Shaka – Human Behaviour #1. 2012

5) Très bien. On en vient alors à parler des tes influences. Y-a-t-il des personnes ou des artistes qui ont pu t’influencer dans ton travail ?

Alors pour la sculpture pas du tout. C’est vraiment quelque chose que j’ai développé personnellement à un moment ou je voulais faire passer un message que je ne jugeais pas assez fort.

En l’occurrence, j’étais en train de faire une scène de personnages, c’était juste après les émeutes de 2005, où des jeunes de banlieue étaient en train de charger. Je voulais donner l’impression que comme on peut passer à travers la télé, ou un écran de cinéma, ces jeunes là puissent presque sortir de la toile pour laisser éclater leur rage.

Shaka – Stress. 2009

« Stress » parle à beaucoup de banlieusards comme moi qui ont été amené à étudier, travailler ou encore sortir à Paris et qui sont confrontés au stéréotypes qui persistent dans certains esprits, Cette scène est la métaphore exacerbée à la façon des reportages récurrents sur la banlieue à la télévision. Les personnages pénètrent l’espace d’exposition, ils viennent agresser le spectateur, lui faire peur au même titre que ces reportages racoleurs.

Donc tu es plus inspiré par les phénomènes de société que par le travail d’autres artistes ?

J’ai été aussi très inspiré par d’autres artistes, dire le contraire serait mentir, mais il y en a tellement… En tout cas en sculpture sur toile, je n’ai pas de référent avant moi, en revanche en sculpture pure et en peinture j’ai bien sur été influencé évidemment.
Pour les contrastes, la lumière, le clair-obscur, je citerai Le Caravage ou Nicolas Poussin. Après comme tout le monde, j’ai été très touché par Picasso, Van Gogh, Cézanne ou Rembrandt…

Et de tes semblants en street-art ?

 Au tout début, mais c’était plutôt pour le lettrage, il y avait des gens que je voyais sur la ligne de train pour me rendre a Paris, c’était le crew DSK ou CP5 par exemple, qui étaient très présents a ce moment là. Ca c’était plus pour le côté vandale et typographique disons. Sinon avec le temps, j’ai rencontré et appris à aimer le travail d’artistes comme Popay, qui a un vrai univers (je lui ai même acheté une œuvre !)

 

6) Puisqu’on en est à parler de tes influences et des banlieues en l’occurrence, raconte nous un peu ton dernier projet en date dans une cité de Melun, où tu as réalisé cette immense peinture sur un immeuble.

En tant que « banlieusard », tu bénéficies d’un réseau graffiti-banlieue, puisque que tu es au cœur de l’activité et que cela t’amène à rencontrer tout un tas de gens, dont Vincent, qui a maintenant une association très impliquée socialement et politiquement dans le tissu urbain. Nous avions déjà collaboré il y a quelques années de cela sur des festivals, sur lesquels on nous appelait pour venir graffer mais nous nous étions un peu perdus de vue ces derniers temps. Puis le destin fait que tu es parfois amené a recroiser des gens. La dernière fois que nous nous sommes donc revu lors d’une de mes expos à Paris, Vince m’a proposé, via son association, de venir faire un événement autour de la mémoire de la cité Gaston Tunc, qui va être bientôt détruite.
L’idée était de faire intervenir essentiellement des artistes de la scène locale, des mecs qui ont participé à l’histoire du graffiti vandale et terrain dans le sud parisien, et comme j’avais pas mal sévi en vandale dans le sud de Paris et parce que j’ai une vraie actualité de peinture sur toile en ce moment, j’avais la gueule de l’emploi.

J’ai tout de suite dit oui car c’était un défi pour moi de réaliser un projet de cette envergure là, tu n’as pas souvent l’opportunité de faire un truc pareil en toute légalité !

Shaka @ Melun. 2012
Shaka @ Melun. 2012
Shaka @ Melun. 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7) Pour le moment le travail qu’on a vu et dont on a parlé est le travail de peinture que tu réalises en 2D et en 3D avec des corps et des visages décharnés, mais peux-tu nous parler de ton autre facette, tu vois de quoi je veux parler…

Je vois…
Alors ca en effet c’est une autre facette de mon travail dont je ne parle pas trop puisque c’est un peu un retour au vandale et cela m’a valu quelques ennuis avec la loi…

J’ai fais un portrait de Kadhafi en couleur, puis un autre en noir et blanc à la piscine Molitor, et parallèlement je fais des « happenings » (qui sont un peu du vandalisme certes, même si je n’en fais plus vraiment) où j’utilise du goudron et des plumes sur des « instruments urbains » si on peut appeler ça comme ça. Ce qui m’a amené notamment à goudronner et à emplumer un parcmètre ou une barrière de péage… Je reste donc discret sur cette activité là. C’est la réaction des gens que je cherche à voir quand ils découvrent ces happenings (pour le parcmètre en l’occurrence le résultat est assez surprenant puisqu’a la fin cela ressemble plus à une énorme peluche qu’a autre chose).

Shaka – Kadhafi @ Molitor. 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

8) Pour clore le sujet du street, tu es au courant que Shepard Fairey vient de faire une peinture énorme ‘Rise Above Rebel’ sur le mur d’un immeuble du 13ème arrondissement de Paris en Juin.  Est-ce que quand un autre artiste réalise un gros coup comme çà, cela te pousse à faire pareil voir plus ?

Shepard Fairey / Obey – Rise Above Rebel. 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela ne m’influence absolument pas. Je bosse vraiment au feeling. Si j’ai l’opportunité de faire un mur et que le projet me correspond, je vais le faire, mais si je n’ai pas cette opportunité ce n’est pas un problème du tout.
En revanche, je suis content de voir que à Paris, nous arrivons à faire venir des artistes prestigieux comme Shepard Fairey, en l’occurrence ici par le biais de la galerie Itinérance. Ce type d’interventions permet aussi de renouveler le patrimoine parisien des fresques qui ont pu être réalisées ces dernières années donc c’est bien.

Mais l’essence du street art et particulièrement du graffiti n’était-elle pas justement cette course au ‘fame’ et à celui qui a fait le plus gros truc (ou le plus de trucs) ? Il y avait une certaine compétition qui régnait à l’époque chez les graffeurs…

 C’est vrai qu’à l’époque quand j’étais plus jeune, j’avais exactement ce type de raisonnement. Faire le truc le plus gros, le plus coloré ou le mieux foutu dans un endroit le plus insolite.

On était 3-4 équipes à se tirer la bourre sur l’autoroute A6 et quand les autres sortaient on se disait « Ah les enfoirés, demain on va faire pareil, on va même aller encore plus loin, encore plus haut… ». C’est ce qui nous à d’ailleurs amené jusqu’à la porte d’Orleans ou j’ai mis les premiers tags à la sortie de l’A6. C’était des bons souvenirs, la seule chose qu’il faut retenir c’est que c’était une compétition par le jeu et c’était notre seule motivation. Aujourd’hui la compétition n’est pas saine car ce n’est plus un jeu !

J’ai arrêté le vandale (ce qui n’est pas facile d’ailleurs puisque c’est un peu comme une drogue) quand j’ai eu mes enfants et je suis sorti de ce mode de fonctionnement.
Tout le reste s’apparente à un monde radicalement différent du vandale car les motivations ne sont pas les même. Je ne fais pas du tout le parallèle entre ce que je fais maintenant et toutes ces choses que j’ai pu faire dans le passé. Mettre son nom c’est l’« égotrip », mais mettre un slogan politique, faire passer un message cela a encore plus de force.

Dans le cas de Shepard Fairey, c’était une commande publique, et quand j’ai vu ça, je ne suis pas du tout dit « il l’a fait, donc il faudrait que je le fasse ».

 

9) Nous venons de publier un article sur la tendance du street art dans la publicité et la récupération de ses codes dans la communication. Il y a désormais une frontière très mince entre l’art et le business. A partir de quel moment selon toi on n’est plus un artiste mais un business man ? Je vais prendre l’exemple de Mr Brainwash dans le film de Banksy « Faites le mur » qui se révèle en fait être une grosse farce marketing. Tu en penses quoi ?

Ce film raconte ça. Il crée un personnage de toute pièce. C’est en effet une réflexion sur le monde de l’art et sur qu’est ce qui fait réellement un street artiste aujourd’hui.

Ce film est une vraie critique et une vraie réflexion (je ne sais pas si tout le monde là vu comme ça d’ailleurs) sur ce système qui fait que du jour au lendemain on peut se prétendre street artiste puisqu’on placarde des grosses images, qu’on détourne des logos pop-art, qu’on a un bon réseau pour créer le buzz et qu’on est un minimum habille en marketing.
Mr Brainwash est un peu le Frankenstein du Graffiti. C’est le fils illégitime de Wahrol ! Il joue bien son personnage et le système fait qu’il continue à vendre ses toiles. Ce film est son fond de commerce, tant mieux pour lui. Ils doivent bien se marrer en ce moment je pense !

C’est aussi un reflet du côté ultra-spéculatif de l’art aujourd’hui, à la fois déconnecté et déconnectant de la réalité puisque son approche initiale underground peut facilement se noyer dans une approche commerciale « de masse ».

 Le graffiti c’est de la publicité et la publicité l’a bien compris, puisque cela revient en fait à investir des espaces ultra-visibles pour faire passer un message. Tous les graphistes et les publicitaires utilisent le graffiti comme outil de communication. Mais ce n’est pas forcement le street art de banksy que l’on récupère dans la pub, c’est plutôt les typographies, les saturations de tags… La publicité à été signé la mort du pop-art il y a quelques années et c’est surement ce qui arrivera au street art si cela continue.

Chaque artiste doit donc se positionner en fonction de ça pour veiller à ce que cela n’arrive pas. Moi je refuse cette démarche (même si cela m’arrive parfois d’accepter des choses qui peuvent paraître « marketing »). Par exemple, on m’a proposé des « décorations » mais je trouve que le support n’est pas du tout adapté à ce que je fais et ne correspond pas à ma vision de l’art, même si le travail est bien payé.
Il faut manger mais pas n’importe comment !

 

10) On a parlé du cas extrême de Brainwash qui est devenu une vraie caution marketing, mais ce n’est pas le cas de tous. Il a des collaborations entre artistes et marques un peu plus subtiles et pointues comme par exemple Eastpack qui à l’occasion de sa campagne « Tag my bag » convoque des artistes comme Colorz, Le Cyklope, YZ pour décorer leurs sacs. Jeff Soto à aussi participé à un spot publicitaire pour Chevrolet dans lequel il graffe à l’aide d’un robot installé dans la voiture.

Absolument. A partir du moment où l’on a une démarche graphique dans son travail on peut bien entendu le décliner d’une autre manière. Mais il faut savoir ou l’on met les pieds et ce que l’on veut exactement.

Ce qui marchait par exemple pour Banksy dans ses pochoirs c’était  la force de ses messages subversifs et satiriques. Après si l’on fait des choses uniquement graphiques, elles peuvent être déclinées… Bon je ne pense pas qu’un mec comme M.C Escher, accepte de décorer des sacs Easpack avec son travail. Malheureusement il est mort et on ne peut pas lui demander…

Et toi, tu as déjà eu des propositions très marketing?

Ethiquement parlant, il y a des propositions que l’on se doit de refuser mais en revanche si j’avais réussi à injecter un message subversif, à utiliser l’image d’une société, d’une marque à ses dépends…là cela devient intéressant !

L’artiste Jr disait que les galeries et les musées allaient dans le sens de l’artiste en soutenant son travail et en faisant sa promotion de manière équitable et étique tandis que les marques ont tendance elles à reprendre le travail de l’artiste et à l’utiliser sous toutes les formes, et pas forcement les mieux adaptées.

C’est le rouleau compresseur. Ce qu’il dit est très juste. Si tu veux bosser avec Levis par exemple, crée ta boite de comm’ ou de publicité et avec ton savoir faire graphique tu deviens graphiste, plusieurs l’ont déjà fait et j’en connais certains personnellement d’ailleurs. A partir du moment où l’on comprend que ce sont 2 choses bien différentes je ne vois pas du tout de problème.

 

11) A la vue de tout ce que l’ont a dit sur l’art et le business, un paradoxe se dégage. Le fait que le street art doit s’affranchir de la rue (pour les galeries et les musées) afin de se faire connaître et de se pérenniser.

C’est une hérésie de dire ça ! C’est aux gens de s’affranchir de leur esprit étroit et non au graffiti de quitter les murs, c’est incroyable de dire cela. Ce que l’on fait sur toile est une des conséquence du Street Art mais pas du Street Art. A la rigueur un reportage photo… C’est un gros paradoxe en effet et c’est le problème. Il y a des mecs qui veulent faire que du street art et qui ne feront jamais de toiles. De toute ma bande de potes (DKP, ADM, PPA), nous ne sommes que deux à avoir franchit le cap de la toile car nous en faisions déjà avant, nous étions prédisposés. Mais les autres sont restés dans la démarche authentique et différente qui est radicalement rattachée à la rue. C’est ce qui fait sa force aussi.

Un artiste comme Smash 137 par exemple propose des toiles abstraites, qui sont la conséquence de son passage sur mur ! pourtant faites à la bombe, son travail s’adapte véritablement à ce support, c’est pertinent.

Mais encore un fois on ne se force pas à quitter la rue pour avoir une reconnaissance en galerie. Ce n’est pas aux artistes graffiti de changer ou de s’adapter aux galeries mais c’est plutôt l’inverse.

 

12) L’interview touche à sa fin, il est donc venu le fameux moment de la promotion ! Tu étais à Marseille jusqu’au 16 Juin dernier à la Seize Galerie, comment as tu été accueilli dans la cité phocéenne ?

J’ai été surpris ! Je ne m’attendais pas à cet accueil… La Seize à vraiment fait les choses en grand et ce qui est ressortit de mes discussions avec les gens sur place était très positif. Exposer t’ouvre à d’autres cercles de gens qui n’ont pas forcément connus le graffiti mais ce n’est pas grave, puisque ce n’est pas le propos. La Seize prouve que les choses ne se font pas qu’a Paris.

Je remercie encore une fois la Seize Galerie pour ce bon moment passé dans le sud, et comme une chose en amène parfois une autre, ce sera peut-être l’occasion pour moi de refaire quelque chose dans le sud…

« Une chose en amène une autre », parle nous de tes projets à venir donc

 Cette année cela se bouscule pas mal. Tout d’abord je change d’atelier, donc il y a des travaux de BTP en cours ! Plus concrètement, le 1er septembre je vais réaliser le mur de l’association ‘le mur’ qui se situe à Paris, rue Oberkampf. Je me déplace à Berlin du 10 au 15 septembre pour la « Stroke Art Fair » et j’ai des expositions qui se préparent pour 2013 (donc il va falloir que je produise quelques œuvres bientôt) et surtout, l’expérience New-Yorkaise qui s’offre à moi dans quelques mois donc « the show must go on ! ».

Nous étions bien sur à son street vernissage le 1er Septembre rue Oberkampf, et voici quelques photos:

Image originale du Caravage, Les joueurs de cartes, 1594

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